Cormet de Roselend
C’est déjà la mi mai. Les agents de la DDE sont à l’ouvrage pour libérer les cols qui vont ouvrir les uns après les autres jusqu’à mi Juin.
Rouler sur ces routes en altitude est un privilège. Je suis venu installer mon atelier au coeur de ce terrain de jeu. Être là et ne pas en profiter serait du gâââchis !
Mi Janvier, le goupe whatsapp des dernières vacances de septembre s’était affolé et rapidement le weekend du 17/18 Mai avait été bloqué. Habituellement, on se retrouve pour enfiler la néoprène et descendre des canyons. Cette fois, Martin proposait d’aller rouler 2 jours. Évidement je suis partant !
A quelques jours du départ, le téléphone s’alarmait de nouveau. Il s’agissait de savoir ou nous partirions. «dans la limite du raisonnable je vous suis. Pas plus de 150 km et 2500 le premier jour » répondait Maud…
Je ne sais pas si c’est de l’humour ou si c’est sérieux…
Elle a l’air sérieuse… C’est que j’ai déjà fait des fringales pour moins de ça… ! Il s’agirait de ne pas réitérer mes exploits de Bormio ou de la traversée VTT du Vercors dont je ne me suis pas vanté sur ce blog tellement j’ai souffert !




Nous nous retrouvons samedi matin à la gare SNCF de Grenoble pour monter dans le TER direction Annecy. Arrivés là bas, le soleil nous réchauffe le long de la rive du Lac. Les Aravis et les Bauges nous surplombent alors que notre objectif du jour se trouve droit devant : le Beaufortin.
Arrivés à Albertville, nous attaquons la montée qui doit nous mener au sommet de la grosse difficulté du jour : Le Cormet de Roselend.
La montée se passe bien et nous avançons à un bon rythme lorsqu’un groupe nous double. Ils ont tous des maillots bleus que nous reconnaissons, ce sont des membres de la groupama FDJ
Nous sautons dans leur roue pour l’amusement et essayons de tenir un peu. Ils avancent sacrément et nous sommes vites lâchés. Quelques mots échangés avec leur coach en voiture derrière et nous reprenons notre rythme pour rallier Beaufort.
Halte à la boulangerie, nous prenons de quoi manger dans la montée avant de repartir pour le col des Prés. Les pourcentages ne font pas rire et nous sommes soulagés en arrivant au col. Pause casse croute bien méritée avec vue sur le lac et la Pierra Menta
Le Cormet de Roselend n’est plus très loin et le paysage est grandiose. Nous poursuivons notre route jusqu’au sommet et arrivons peu avant 16h en haut
C’est toujours aussi beau qu’il y a 10 ans ! Nous profitons du sommet pour faire quelques photos avant d’enfiler nos doudounes et de basculer dans la descente direction Bourg Saint Maurice
C’est grisant de prendre de la vitesse sans effort et le cadre et au moins aussi beau que côté Beaufortin


Arrivés à Bourg, notre route se poursuit le long des rapides de l’Isère que je connais bien : Landry, Gothard, Aime, Moûtiers. Une crevaison plus tard, nous arrivons à Aigueblanche où nous trouvons un spot pour bivouaquer.
La nuit va faire du bien après cette journée bien remplie.
Au matin, nous repartons direction Albertville puis la combe de Savoie. Les hostilités commencent peu avant midi avec l’ascension du Granier qui est la première des 3 difficultés de la Journée. Il fait chaud, la pente est raide et le sommet se rapproche trop lentement à notre goût !
Arrivé là haut, nous nous offrons une pause-repas bien méritée.
Il reste pas mal de route alors nous nous remettons en selle. La descente est splendide avec vue sur tous les sommets du massif. Tanguy est venu à notre rencontre pour nous aider à terminer le week end et c’est à 4 que nous nous attaquons au Cucheron.
C’est l’avant dernière difficulté du week end et la fatigue se fait sentir pour tout le monde. Je reconnais le parking au sommet qui est un départ de ski de rando l’hiver. Nous basculons direction Saint Pierre de Chartreuse et nous offrons une nouvelle pause pour une glace (bien méritée elle aussi!)
Quelques mètres de descente aussi vite avalés que la glace avant que la pente ne se dresse a nouveau face à nous. Le Col de Porte ne nous fera pas de cadeau. Plus personne ne parle et ma cassette me paraît bien petite vu le dénivelé accumulé depuis hier matin. Je ne cracherai pas sur quelques dents en plus.
Les derniers km de ce col que je connais par coeur ne m’auront jamais semblé aussi longs et j’ai rarement autant espéré voir l’arrivée. Le sommet est enfin là et marque la fin de notre aventure.
C’était un sacré week end et nous redescendons en nous refaisant le film de ces 2 jours. Un peu trop pour ma part puisque je tire tout droit dans l’une des dernières épingle de la descente….
A peine remis de cette petite grosse frayeur que nous voila de retour à Grenoble avec déjà l’envie de repartir pour une nouvelle destination.




